Le commerce équitable en pleine croissance
Les consommateurs veulent «donner du sens» à leurs achats. Leurs habitudes de consommation intègrent de plus en plus des préoccupations d’ordre social, économique ou environnemental.
La consommation «engagée» est une tendance profonde, selon Xerfi. Le chiffre d’affaires des produits labellisés Max Havelaar en France doublera entre 2010 et 2015, grimpant de 300 à 600 millions d’euros, prédit l’étude du cabinet. Des ventes qui ont déjà été multipliées par plus de 21 entre 2001 et 2008. Toutefois, la route est encore longue pour que ce marché révolutionne vraiment les modes de consommation.
Le commerce équitable reste un marché de niche en France, avec un chiffre d’affaires environ dix fois inférieur à celui des produits «bio». Les Français sont encore timides, comparés aux Suisses et aux Britanniques, les plus gros consommateurs de produits équitables.Une enquéte réalisée par l’Observatoire Cetelem en décembre 2009 montre que seulement 10% des ménages français disent acheter «fréquemment» des produits équitables, contre 28% au Royaume-Uni. Mais ils sont 37% à déclarer consommer régulièrement des produits biologiques.
Quelques freins au commerce équitable:
- Le prix plus élevé des produits équitables.
- manque de visibilité. Il est souvent difficile de trouver ces produits en magasins, en dehors des réseaux spécialisés comme Artisans du Monde ou Alter Mundi.
- Cette offre est noyée dans la multitude de «démarches engagées», comme le développement durable, l’agriculture bio, la responsabilité sociale des marques, ou le commerce éthique.
Les consommateurs veulent «donner du sens» à leurs achats. Leurs habitudes de consommation intègrent de plus en plus des préoccupations d’ordre social, économique ou environnemental.
Dans cette effervescence, des voix s’élèvent pourtant pour mettre en doute le rôle du commerce équitable dans une stratégie de développement durable. Les fruits qui sont produits en Afrique, par exemple, sont acheminés par avion en Europe, souvent via les Pays-Bas. «L’empreinte carbone du commerce équitable n’est pas neutre», admet-on chez Max Havelaar.
Les consommateurs veulent «donner du sens» à leurs achats. Leurs habitudes de consommation intègrent de plus en plus des préoccupations d’ordre social, économique ou environnemental.
Le commerce équitable tend a améliorer la vie des petits producteurs, artisans et fermiers dans le monde.

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Les entreprises ont chacune des raisons et motivations très diverses de produire de manière responsable. Mais loin des raisons éthiques ou durables, des réalités économiques sont indéniables : le secteur des produits « équitables » est en pleine croissance !